COMMERCE : Des milliers d’emplois menacés

Des milliers d’emplois seraient menacés dans le commerce – Une interview du cabinet Procos qui regroupe 300 enseignes en France.

Ce mardi 30 juin, Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos, s’est penché sur la situation du commerce en Farnce post crise sanitaire. Le constat est édifiant: Des milliers d’emplois menacés dans le commerce. On avance même le chiffre de 150 à 300 000 emplois dans les 18 prochains mois dans le secteur du commerce. C’est en résumé ces les propos tenus dans l’émission Inside présentée par Karine Vergniol et Stéphanie Coleau. Inside est à voir ou écouter du lundi au jeudi sur BFM Business.

Pour rappel, Stéphanie Coleau et Karine Vergniol vous emmènent chaque soir au cœur de l’actualité économique. Décideurs, experts et spécialistes de la rédaction livrent leurs analyses sur les grands sujets business de la journée.

Cette jauge de 150 et 300 000 emplois qui pourraient disparaître dans les 18 prochains mois dans le commerce tous formats confondus se traduit par autant de licenciement (surtout dans les chaines et certains petits commerces de proximité à la trésorerie atone) et une contraction forte de l’offre.

Le commerce non alimentaire à été particulièrement touché (99% des commerces fermés au moins partiellement) et les ventes en ligne, surtout des acteurs du web Français,  n’ont pas été en mesure de compenser cette baisse de chiffre d’affaires.

Le report des soldes au 15 juillet n’aura que très peu d’impact (effet seulement technique) car s’appuyant sur le volume au détriment des marges. Les frais fixes restent importants avec une activité qui n’est pas encore assez présente : en retrait de 6 points vis à vis des estimations du gouvernement et des professionnels du secteur. Le cabinet Alteem s’attend d’ailleurs à des soldes d’été en demi teinte avec un report qui ne changera pas la donne : un pouvoir d’achat à mobiliser sur le superflux (les dépenses contraintes étant par définition stables) et la crainte de la proximité sociale sont deux énormes freins à la relance commerciale.

Un espoir, que les 75 Milliards d’épargne des Français puisse être une aubaine dans ce plan de relance. Mais ces derniers thésaurisent plutôt que consommer.

La demande n’est pas là et il faut la stimuler : par la confiance et la capacité des Français à se projeter. Pas facile alors que les annonces de suppressions d’emplois (Airbus, Nokia, Hop !…) sont quasi quotidiennes.

Ces milliers d’emplois menacés dans le commerce vont se voir sur les grandes enseignes déjà moribondes qui ont accumulé des dettes et qui ont vu le Covid détruite tout espoir de relance. Je pense en particulier aux enseignes telles que Eram, La Halle… Des fusions et acquisitions devraient nécessairement se produire.

Heureusement certains secteurs, un peu plus confidentiels, ont vu leur volume de vente se développer. On pense à aux équipements de sport bien sur ou l’équipement de la maison.

Il y a une obligation pour le commerce dans les mois et les années à venir :

  • développer le digital : on pense entre autre à l’outil de développement numérique des PME-TPE, Grow with Google par exemple (Nb. Un article sera prochainement consacré à cette nouvelle plateforme)
  • inclure une démarche RSE
  • combiner le digital et le parc de magasin avec le concours des foncières

Et avant de faire des choix d’orientation et d’investissement, la démarche demande une réflexion sur la stratégie de développement la plus adaptée bien en amont.

UN CONSOMMATEUR PETRIS DE CONTRADICTIONS

Entre écologie et Made In France, les Francais sont pétris de contradictions. Ils plébiscitent l’achat local et « vrai » mais n’hésitent pas à aller sur Amazon ou acheter made in China quand cela est plus simple et moins couteux. L’article de BFM TV qui suite est assez révélateur de ce que je constate également sur la Nouvelle Aquitaine comme au Pays Basque et dans les Landes. (Article à lire ICI)

L’investissement des 18 Milliards dans le secteur chaque année devra être fléché. Il faudra créer un autre modèle, plus structuré et pragmatique vis à vis des enjeux en cours. Des milliers d’emplois menacés dans le commerce oui mais l’attentisme serait bien plus fatal.

Le cabinet Alteem accompagne ces entrepreneurs fragiles dans la transformation de leur modèle pour mettre en place maintenant tous les mécanismes de relance d’activité disponibles.

Contact sur Biarritz – T. 06 71 90 87 43

No Comments

Post A Comment

SE RENCONTRER, ECHANGER

Siège social
8, Domaine des Jardins du Frat
40510 Seignosse
(Sur rendez-vous uniquement)

Bureau du Pays-Basque
1, Av. de la Reine Nathalie
64200 Biarritz
(Sur rendez-vous uniquement)

06 71 90 87 43

Suivre les actualités du cabinet Alteem